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Compréhension de l'oral – apprentissage et évaluation

Compréhension de l’oral – apprentissage et évaluation

par SteF, le 21 mars 2009 (maj 27 février 2011) BY-SA
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Les conditions des épreuves certificatives imposent en général de présenter aux candidats un document sonore inconnu en langue cible, brut et sans aide à la compréhension d’aucune nature, assorti d’un questionnaire en français. Ce pour évaluer exclusivement la compétence de compréhension d’un message oral dans un cadre aseptisé et dépourvu de tout contexte (sic).

Teaching and testing

Toutefois, s’il est nécessaire de familiariser les apprenants avec ce type d’épreuve solitaire, rien ne nous force à nous y tenir le reste du temps, et bien au contraire, pendant les périodes d’apprentissage, notre rôle sera d’aider l’apprenant à s’approprier les outils qui créent le sens, et non de nous assurer qu’il a compris ou pas.

Lors des activités qui accompagneront l’écoute, on veillera donc systématiquement à flécher ou donner des "points d’appui" aux apprenants, et ce d’autant plus s’ils sont peu autonomes. On leur permet ainsi de construire et de s’approprier du sens autour de ces points, partant du connu pour progresser vers l’inconnu.

On les accompagnera dans une démarche de repérage/imitation/reformulation, et on les encouragera à réfléchir sur les outils langagiers mis en oeuvre pour créer le sens. Par la suite et seulement par la suite, ils pourront peut-être reconnaître ce qu’on leur aura fait connaître.

Privilégier le comment par rapport au quoi

Ainsi dans une phase d’apprentissage, on évitera des questions brutes sur le contenu du type « que veut-il dire ? », on privilégiera des consignes du type « comment s’y prend-il pour exprimer que... », en encourageant systématiquement à :

  • faire le lien avec le contexte lorsqu’il est identifié (rapport social entre les interlocuteurs, registre, etc.)
  • repérer toutes les occurrences d’un phénomène identifié
  • réutiliser immédiatement l’outil observé pour créer du sens

Comprendre activement

Il est par ailleurs essentiel avant de se lancer dans des activités de compréhension de l’oral, d’avoir donné les moyens langagiers aux élèves de réagir à ce qu’ils entendent (à l’oral). Des exercices d’appropriation de structures basiques pour exprimer une hypothèse, demander son avis, donner son approbation doivent être effectués régulièrement. Ces capacités langagières permettront au groupe de développer une dynamique de partage des informations comprises pendant les activités de compréhension collective (de l’oral, de l’écrit, également pendant les activités de description et d’analyse de documents non textuels) et augmenteront ses chances de savoir réutiliser spontanément les outils langagiers observés.

Lire aussi
- L’expression comme aide à la compréhension,
- Anticiper le parcours des élèves.

Photo - All ears par Banlon1964 - cc-BY-NC-SA

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  • Sylvia Arlettaz, le 28 mars 2009 à 22:35

    Bonjour !
    Tout à fait d’accord sur la distinction entre apprentissage et évaluation !

    Une petite remarque cependant : j’avais adopté la démarche que tu cites lors de mes évaluations : questions et réponses en français pour tester la compréhension pure. Puis, j’ai changé et autorisé l’une ou l’autre langue après m’être rendu compte que certains élèves trouvaient plus facile d’écrire les réponses en anglais car elles correspondaient à ce qu’ils avaient effectivement entendu. La pertinence de celles-ci vérifiait la compréhension du document.

    Merci pour ce site très intéressant.

  • SteF, le 29 mars 2009 à 12:51

    @sylvia : hello et merci pour le feedback positif. concernant les questions de compréhension en français, je faisais surtout référence aux épreuves certificatives (dans l’enseignement agricole, nous sommes en contrôle continu, il n’y a pas d’épreuve terminale en langues et les compétences sont évaluées séparément lors de CCF en BEPA, en Bac Pro et en bac Techno) qui imposent la compartimentation (compartimentalisation ? compartimentalificage ?) des compétences. mais pour l’apprentissage ou même pour l’évaluation formative, il y a effectivement selon moi aussi plus d’inconvénients que d’avantages à imposer le tout français, exactement pour les raisons que tu cites.

  • thenastywizard, le 7 octobre 2011 à 08:43

    En réaction au commentaire de Sylvia : je pense que laisser les élèves répondre en anglais ne permet pas de nous assurer, SAUF S’IL REFORMULENT LA REPONSE, de la bonne compréhension.
    Un exemple tout bète, en 6ème : écoute cette personne qui parle de ses goûts. Note ce que tu comprends.
    Dans la case "couleur préférée", l’élève a noté : "purple".
    Mais comment s’assurer qu’il sait réellement ce que "purple" veut dire ? Peut-être l’a-t-il tout simplement mémorisé sans savoir à quelle couleur cela faisait référence. Idem pour les sports favoris. L’élève a noté "skate", qui, en anglais veut dire "faire du roller" et non "faire du skate(board)"...
    Voilà pourquoi j’insiste pour que mes élèves répondent en français lorsqu’il s’agit de simple repérage et que ce n’est pas ma mobilisation des capacités de compréhension pour réaliser une tâche qui est évaluée, où là on attend une production en anglais.

  • SteF, le 12 octobre 2011 à 12:24

    entièrement d’accord avec toi. savoir repérer où se trouve l’information constitue seulement la première étape, il faut ensuite replacer les bribes dans l’organisation générale du message transmis pour arriver à la compréhension (par exemple en faisant le lien avec les temps, les connecteurs, les relations de causalité, en identifiant les références des pronoms, les visées des déictiques en général)

    et c’est là que l’utilisation d’une carte heuristique est particulièrement adaptée, puisqu’elle permet de visualiser non seulement les éléments lexicaux, mais aussi les relations qui existent entre eux. la création de la carte constitue un formidable support au sens littéral du terme pour passer des détails à « the big picture », et la carte terminée fournit quant à elle la trame pour rendre compte de cette compréhension — en anglais comme en français.


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